
Ils n’ont rien demandé, tout comme les personnes à mobilité réduite (PMR). Bien souvent, elles se retrouvent confrontées au fait accompli. Ce sont souvent leurs compagnes, leurs parents, voire leurs frères, qui les accompagnent. Ces personnes assurent, au quotidien, non seulement les démarches administratives, mais aussi les petits travaux domestiques. La situation devient alors très complexe. Ils avaient rêvé d’une vie sans devoir s’occuper d’une personne en situation de handicap, mais le destin en a décidé autrement.
Prendre soin d’un PMR n’est pas chose facile. Les fauteuils manuels sont lourds et prennent beaucoup de place dans une voiture. C’est un véritable handicap quand on ne dispose pas d’un véhicule adapté. Avec les fauteuils électriques, la difficulté est encore plus grande. Lorsqu’on se promène, poussé par un accompagnant, la partie la plus difficile est franchie. Mais la vraie épreuve se situe avant et après : il faut en effet charger le fauteuil dans le véhicule puis le décharger.
Je tiens à rendre hommage à tous ces héros du quotidien, souvent dans l’ombre, qui s’occupent de ces personnes jour après jour. Lorsque l’on prend des nouvelles, on s’inquiète souvent de la santé du PMR, mais beaucoup moins de celle de l’accompagnant. C’est d’ailleurs l’une des missions de l’association ISA : soulager les accompagnants lors des activités programmées.
Merci à Monique, Maria, Christophe, Stéphane, le mari de Valérie, Suzanne et Pierre. Merci pour votre engagement et votre dévouement au quotidien.
